Héroïnes, portraits de yoginis

Mis à jour : juil. 5

Martine Théus


Une vie de yoga ce n’est pas seulement une vie d’introspection, c’est aussi par bonheur une vie de rencontres. Ces rencontres me sont précieuses. Il se trouve que les disciples du yoga les plus assidues, dont il m’a été donné de croiser le chemin, sont des femmes. Tout naturellement, j’ai souhaité partager une série d’entretiens qu’elles ont eu la gentillesse de m’accorder et de l’intituler « Héroïnes, portraits de yoginis ». D’abord, pour leur témoigner mon admiration, mon amitié, mais aussi pour partager avec vous leurs parcours, leurs réflexions et leurs aspirations qui je l’espère, éveilleront chez certaines et certains d’entre vous, comme un signe de reconnaissance de leur propre chemin et l’envie de se jeter corps et âme dans la voie du yoga.


Merci à Martine Théus de s’être prêtée au jeu de ce questionnaire indiscret.

Les Yoga Sutras nous disent que certaines qualités d’âme que sont l’amitié, la compassion et la gaité clarifient et apaisent le mental. Elles doivent être cultivées quelles que soient les circonstances. Martine pratique ce yoga de l’équanimité de main de maître. J’aime cette détermination sereine à ne jamais abandonner sa bonté viscérale même quand parfois l’ordinaire de la vie sait se montrer contraire.

Voici ce qu’elle m’a confié…

Qui es-tu ?


Je me nomme Martine Théus. Je suis impulsologue. Ça veut dire que j’ouvre des fenêtres sur les possibles d’un nouveau monde.

Quelle a été ta première rencontre avec le yoga ?


J’avais une vingtaine d’années. J’étais allé à un cours de yoga comme ça pour essayer. À l’époque je touchais un peu à tout. Pour moi le yoga était une pratique sportive. J’avais aimé ce cours car le yoga pratiqué était très physique.

Pour quelles raisons continues-tu aujourd'hui à pratiquer le yoga ?


Après cette première expérience, j’ai repris le yoga il y a quelques années de cela. Je reste sur une activité physique avec en plus ce qui est devenu important pour moi : la respiration et la méditation.

Si un(e) ami(e) te demande ce qu'est le yoga, que lui réponds-tu ?


C’est une philosophie de vie, un ascétisme, une voie de l’éveil. C’est une définition qui est éloignée des raisons qui m’ont conduit à mon premier cours de yoga.


Quelle est la chose que tu as réalisé dans le yoga et dont tu es la plus fière ?


J’en ai deux.

La première, c’est l’équilibre sur la tête parce qu’on vit le monde à l’envers. On peut être à la fois ancré avec ses pieds, avec sa tête et même avec sa respiration.L’ancrage est dans ce quoi tu veux t’ancrer.

La seconde, c’est de pouvoir tenir complètement immobile pendant au moins cinq minutes en position assise pendant mes méditations.

Lequel, parmi les huit piliers du yoga définis par Patanjali, est le centre de ton attention en ce moment ? Pourquoi ?


Les yamas, les règles de conduite dans le monde. Il y a une telle différence entre ce que je pense maîtriser dans mon métier de coach (la bienveillance, l’écoute, le soin de l’autre) et le quotidien de la vie. Cet écart est une source d’inspiration et de réflexion, mais également d’amélioration en termes de comportement et d’attitude.

Comment envisages-tu la suite de ton aventure dans la voie du yoga ?


En instaurant une pratique quotidienne et en approfondissant l’étude des textes sacrés et de la philosophie indienne.

Souhaites-tu ajouter quelque chose d’important ?


Le yoga est une voie de l’éveil complète. On prend en compte le corps physique, le corps énergétique et la spiritualité. Par rapport à d’autres voies spirituelles c’est cette complétude qui est remarquable.




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