Le pouvoir de la pensée


Cleve Backster utilisant un détecteur de mensonge sur un philodendron

La pensée est bien plus qu’une idée qui s’énonce avec des mots, c’est aussi une énergie émise sur une certaine fréquence. Cette vibration particulière transcende le temps et l’espace. C’est ce que dit Swami Sivananda quand il affirme que la pensée est l’arme la plus puissante dans l’arsenal du yogi.

Cette force de la pensée a été illustrée de manière spectaculaire, quand au milieu du XXème siècle des chercheurs américains se sont intéressés à la communication avec les plantes.

Ce fut d’abord Cleve Backster qui, inspiré des travaux de l’indien Jagadish Chandra Bose, utilisa le matériel dont il disposait en tant que spécialiste de la détection de mensonge pour pratiquer des expériences révélatrices de la capacité de perception des plantes.

Il mit en évidence, en branchant un philodendron sur un galvanomètre, que non seulement la plante était sensible au mal qu’on pouvait lui faire, comme déchirer ses feuilles ou les brûler, mais qu’elle était capable de percevoir les intentions de celui qui lui voulait du mal. En effet, il lui suffisait de seulement penser infliger un mauvais traitement à sa plante pour que celle-ci réagisse fortement.

Ces expériences furent poursuivies par un autre américain, Marcel Vogel, qui démontra que la plante avec laquelle il entretenait une relation particulière était capable de percevoir son état émotionnel à plusieurs centaines de kilomètres de distance.

Les travaux de Backster et Vogel non seulement nous donnent à voir les plantes comme des êtres sensibles capables de capter les énergies subtiles qui les entourent, mais nous laissent deviner également l’impact que peuvent avoir nos pensées sur notre réalité.

Les sages du Vedanta nous enseignent à considérer la pensée comme un mode d’action tout aussi concret et matériel que peut l’être le poing qui frappe la table. Dans cette perspective les pensées sont perçues comme une énergie qui existe au-delà de nous-mêmes et qui demeure en suspens jusqu’à rentrer en résonance avec certains êtres ou certaines choses. C’est pourquoi la philosophie védantique nous incite à prêter attention à la qualité de notre pensée tout autant qu’à celle de nos actions.

Il s’agit là d’une réponse intéressante au doute qui peut s’emparer de ceux qui veulent changer le monde et qui se désespèrent du peu de portée de leurs actions. Interrogé un jour lors d’une émission de radio sur l’ancienneté du combat écologique et sur les alertes répétées depuis maintenant des décennies quant à la détérioration de notre environnement sans résultat apparent, Cyril Dion eut à coeur de répondre que rien ne pouvait se faire sans changement des consciences.

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